Paulo Duarte : Ambitieux, catégorique, lucide, 4 déclarations sans langue de bois du nouveau sélectionneur du Togo

Nouveau sélectionneur du Togo, Paulo Duarte est connu par son franc parler. C’est l’une de ses qualités en tant qu’entraineur outre quelques résultats positifs obtenus avec les Etalons du Burkina-Faso. Contre les grandes équipes, il ne s’avoue pas vaincu avant le match, pour les compétitions, il est ambitieux et a la particularité de ne pas se laisser marcher dessus par ses employeurs dans l’exercice de ses fonctions. Retour sur 4 déclarations phares de l’entraineur du Primeiro De Agosto.

“Pas du tout. Je sais que c’est une grande équipe (la Côte d’Ivoire) avec des éléments de valeur mais, cela ne peut pas m’emmener à avoir peur d’elle. Je n’ai peur d’aucune équipe. Ce n’est pas un match de vie ou de mort quand même ! C’est un match comme les autres. Je sais que mes joueurs (Burkina-Faso) sont dans le même état d’esprit que moi. Et, ils sont conscients que c’est le genre de rencontre qu’il faut gagner dans sa carrière”, a-t-il déclaré à sport-ivoire avant la troisième journée des éliminatoires combinées Can-Mondial 2010.

“L’objectif, c’est de faire toujours mieux. Sans blessure, je peux vous assurer qu’on fera une grande CAN. Avec les blessures, je ne sais pas où l’on peut aller. Un joueur-cadre comme Steeve Yago ne pourra pas jouer les deux premiers matches. C’est embêtant, car ce joueur est une force de la nature pour notre défense. Mais avant de gagner la CAN, il faut penser à se qualifier pour les phases finales. Si on se qualifie, je suis sûr qu’on ira au bout”, une interview à lepoint à quelques jours du premier match des Etalons à la CAN 2017.

“En Afrique, on ne peut pas envisager le football sans le pouvoir politique. Le foot est un instrument de pouvoir. Dans ces conditions, ce n’est pas facile pour l’entraineur de travailler sereinement. Avant mon arrivée (au Burkina-Faso), ce sont le ministère des Sports et le patron de la Fédération qui composaient l’équipe nationale. Ce sont eux qui choisissaient les joueurs. Avec un tel un fonctionnement, tu ne peux réaliser de bons résultats parce que tu te trouves privé des meilleurs joueurs du pays. Tu ne te retrouves plus qu’avec les cousins, les amis et les neveux du ministre ou du président. Depuis que j’ai été nommé, on essaie par exemple de m’imposer un joueur comme Wilfried Sanou. Wilfried, qui évolue en Allemagne, est l’ami de plusieurs personnalités du pays. Il est aussi aimé des supporters. Malgré son talent, je ne l’aime cependant pas. C’est un joueur qui n’est pas sain dans un groupe. Et quand on essaie de m’imposer un joueur, je leur dit de choisir entre ce joueur et moi. Et comme j’ai eu de bons résultats, ils se rendent compte que je suis intouchable”, interview à sport-ivoire en 2010.

“Je crois qu’Hervé et moi sommes les deux entraineurs étrangers les plus jeunes en Afrique. Il a gagné la CAN deux fois, alors que moi j’ai terminé troisième avec le Burkina Faso lors de la dernière édition. C’est un grand technicien qui a fait un bon travail. Il a réussi à donner une identité à cette équipe qui a pu éliminer une sélection ivoirienne en phase descendante”, déclaration à Medias24 en marge de la Coupe du Monde 2018.